5 étapes pour gérer et accueillir ses émotions et retrouver du pouvoir sur sa vie

5 étapes pour gérer et accueillir ses émotions et retrouver du pouvoir sur sa vie

ARTICLE RÉDIGÉ PAR VALÉRIE DUVERNET – SOPHROLOGUE INVITÉE SUR LE BLOG 🙂

Nous avons tendance à considérer les émotions désagréables comme étant négatives. En effet, il est évident que les effets de certaines émotions non gérés peuvent avoir des conséquences « négatives » sur nous-mêmes ou sur les autres. Cependant, les émotions en elles-même peuvent toutes être considérées comme utiles, notamment parce qu’elles nous informent sur ce qui se vit en nous et sur notre environnement. A travers cette fonction d’information, l’émotion nous relie à nos besoins. Nos émotions sont donc d’excellents indicateurs de ce qui est important pour nous. Quand nous pensons que nos besoins sont satisfaits ou en voie de l’être, nous ressentons des émotions agréables. Au contraire, quand nous avons l’impression que nos besoins sont contrariés ou non comblés, nous ressentons des émotions désagréables. Nous couper de nos émotions revient donc à se couper de leurs précieuses informations.

Les émotions ressenties et comprises ont pour effets :
– d’éclairer nos jugements et de retrouver de la lucidité
– d’augmenter notre vitalité
– de nous préserver des risques d’émotions refoulées et enkystées
– de nous aider à prendre les décisions qui sont bonnes pour nous

Au contraire, des émotions mal accueillies peuvent nous conduire à des situations difficiles, des états de stress, des conflits, de la souffrance supplémentaire à la douleur vécue à l’origine, de la fatigue, des maux physiques (psycho-somatiques), une baisse de l’immunité et de la vitalité,…

Voici donc 5 étapes pour apprivoiser au mieux nos émotions.

1ère étape : Libérer le trop plein émotionnel

Quand nous vivons des situations éprouvantes qui engendrent en nous de la douleur (physique et/ou émotionnelle), on peut avoir tendance à nous laisser submerger par nos émotions. Nous entrons alors en réaction avec ce qui se passe à l’extérieur ou en nous-même. L’intensité que nous recevons de l’autre ou que nous percevons en nous-même peut dépasser notre capacité à la recevoir. En fait, c’est notre cerveau reptilien (l’instinct de survie) qui prend le pouvoir en emportant avec lui le système limbique (cerveau émotionnel) et coupant notre néocortex de ses facultés (conscience, raisonnement…).

Pour retrouver une certaine clarté mentale et réduire les sensations inconfortables, il est généralement très efficaces de ramener l’attention à notre corps et plus particulièrement à notre respiration. Les pratiques de respirations conscientes et de relaxation représentent une aide précieuse pour se libérer du trop plein émotionnel et évacuer les tensions et ainsi revenir à un état de détente et d’ouverture.

2e étape : Me différencier de l’émotion pour mieux me rencontrer

Quand nous sommes envahi(e)s par des ressentis, avec des modes de pensées nous entraînant à l’extérieur de nous par des jugements, des critiques, des diagnostics, nous n’avons plus accès à ce qui se vit en réalité en nous. C’est pourquoi la 2e étape consiste à nous différencier de ce qui nous traverse. Pour cela il est utile de retrouver en soi un espace paisible, un espace de conscience. Le but n’étant pas de supprimer, réprimer ou de se dissocier de ses émotions mais plutôt de prendre de la distance avec notre vécu pour mieux l’accueillir ensuite. Au lieu de dire «je suis triste» par exemple, disons plutôt «je sens de la tristesse en moi». Nous prenons le temps d’observer, de nommer nos ressentis avec douceur et gentillesse, comme nous le ferions avec un enfant.

3e étape : Observer ce qui se déroule en moi

Souvent, on ne nous a pas appris dans notre éducation à vivre avec nos émotions, notre vulnérabilité, notre coeur brisé,… mais au contraire on nous a habitué à les réprimer. L’idée de la 3e étape n’est pas de ne plus avoir de critiques ou de reproches intérieurement mais plutôt d’accueillir les parts de nous qui produisent ces jugements. Les exercices de pleine conscience nous aident à terme à avoir ce réflexe plus facilement.

Je prends conscience des messages que mon corps m’envoie.
J’observe aussi les pensées et sensations qui émergent sans les bloquer
ni les juger, mais en me mettant dans une posture d’observateur.
J’accueille et je respire avec mes sensations. »

4e étape : Reprendre la responsabilité de mes ressentis

Depuis le plus jeune âge, nous avons appris que nous étions la cause des émotions des autres. Un parent pourra dire «Je suis triste parce que tu travailles mal à l’école», «Tu fais plaisir à papa quand tu es sage». Ces parents ont été eux aussi conditionnés à ce mode de pensées. Le petit enfant croit ce que disent les grands, son cerveau étant en voie de développement, il ne peut remettre en cause leur discours. Cet enfant commence à croire qu’il est responsable des émotions des autres. Cela engendrera des conséquences, car ce type de fonctionnement nous enlève notre responsabilité par rapport à nos sentiments et nous rend responsable de ceux des autres. En réalité, nos émotions sont nos guides puisque la cause de nos sentiments sont nos besoins (satisfaits ou insatisfaits). Il en revient à moi de conscientiser que la cause de ce que je ressens est en moi, et que l’autre peut en fait, en être un simple stimulus.

Par exemple : « un client arrive en retard à un rendez-vous, une personne ressentira de la joie d’avoir un peu de temps devant elle car elle avait besoin de repos ; une autre ressentira de la colère parce que bien gérer son temps et son énergie est son besoin du moment. » Toutefois, ce n’est pas parce l’autre n’est pas la cause de mon ressenti qu’il n’a aucune responsabilité avec ce qui est en train de se passer. Chacun est également responsable de ses paroles, de ses actions et de leurs conséquences.

5e étape : Prendre conscience de mes besoins pour agir en conscience

Les besoins sont les forces motrices de la vie. Ces énergies nous guident et nous mobilisent autant pour nous maintenir en sécurité que pour notre épanouissement au quotidien.
En effet, nous avons tous des besoins communs qui s’activent selon les situations vécues (besoin d’alimentation, de vitalité, d’autonomie, de loisir, d’accomplissement, d’amour,
de communication, de réconfort, d’expression, de communion…).
La 5e étape consistera donc à comprendre ce qui nous traverse en allant à la rercherche
des besoins non satisfaits qui se cachent derrière nos pensées et émotions désagréables. Nous nous mettons ainsi en relation avec cette énergie protectrice en nous.

Par exemple : « mon amie m’a quitté, je suis désespéré ; j’aimerai tellement être avec elle. Dans un premier temps j’accueille ma tristesse, je fais le deuil de ce que j’aurai tant aimé vivre. Puis je peux me reconnecter à mon besoin insatisfait dans cette situation : celui de vivre l’amour et la communion.
Enfin, je me demande ce que je peux mettre en place,
aujourd’hui dans ma vie, par des actions concrètes

pour vivre l’amour ? »

A propos de l’auteur, Valérie DUVERNET :
Sophrologue depuis 2012, Valérie crée des séances et des ateliers uniques à partir de ses formations, de ses recherches, de son expérimentation. Ses accompagnements mixent l’art de la sophrologie et de la communication non violente. Vous désirez prendre soin de vous, de votre corps et votre esprit, trouver les réponses qui sont les vôtres et vous déployer dans toutes les sphères de votre vie ? Rejoignez-moi pour reprendre la télécommande de votre vie, recharger vos batteries, et remettre votre écosystème personnel au coeur de votre quotidien.

À partir du mois d’Août, Valérie se forme également à la Sonothérapie avec Clélia Félix.

Site internet : www.valerieduvernet-sophrologue.fr
Email : valerie.duvernet@free.fr
Facebook : valerieduvernet le blog sophro
Instagram : valerie duvernet

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