Transformer M.Doute et Mme.Peur en amis

Transformer M.Doute et Mme.Peur en amis

Aujourd’hui je viens vous parler de deux petits personnages qui viennent souvent frapper à notre porte : M.Doute et Mme.Peur.

Vous êtes plusieurs à me demander comment je réagis quand ils pointent leur nez. En effet, sortir de sa zone de confort, lancer de nouveaux projets, se lancer dans de nouvelles aventures sont des choses qui peuvent susciter de nombreuses inquiétudes.

Je partage donc avec vous les choses qui m’aident au quotidien à faire de ces personnages des amis et non plus des ennemis.

Dans cette vidéo je parle de 2 types de peurs à travers 2 expériences que j’ai vécu : 


1# Donner une conférence, quand la peur nous paralyse.

Les discours et les présentations font vraiment partie des choses que j’aime le plus faire et qui me font particulièrement vibrer ! À travers mon métier je suis amenée à prendre très souvent la parole en public.

J’ai longtemps rêvé de donner des conférences de type Tedx sur des sujets qui me passionnent et m’habitent totalement. Un souhait que j’avais programmé pour « plus tard” et qui du coup est arrivé plus tôt que prévu…Vive le lâcher prise ! En janvier on me demande d’intervenir sur scène devant 500 personnes pour donner une conférence de 1H30.

Je suis pleine d’excitation car il s’agit d’intervenir sur un sujet qui me tient à cœur et avec lequel je peux jongler entre mon expertise métier et mes connaissances en développement personnel : “Comment transformer n’importe quel problème en opportunité d’innover ?”

Je suis bien sûr très heureuse, mais je manque de refuser tant ce challenge arrive de manière inopinée. Finalement je décide de ne pas tourner le dos à l’univers et à ceux qui m’offrent cette si belle opportunité. J’ai peu de temps pour me préparer et une angoisse immense prend naissance dans tout mon être. Je suis terrorisée. Pourtant je connais l’exercice de la conférence. Je ne comprends donc pas l’origine de cette panique. Je n’arrive pas à en parler. J’ai mal au ventre. J’ai des palpitations. Puis vient la honte de cette peur. Je ne veux pas montrer à mes collègues que je suis inquiète et je mets beaucoup de temps à en parler à mes proches.


SE PRÉPARER
La première chose à faire selon moi lorsque l’on est inquiet c’est de SE PRÉPARER ! Il s’agit de bien tout anticiper : le déroulé de la présentation, les premières phrases d’introduction, la tenue que l’on va porter,… Aucune place à l’improvisation, ou presque ! Se sentir prêt à affronter l’événement qui nous inquiète est une excellente façon de diminuer l’anxiété.

Mais malgré toute mes préparations, je reste angoissée. Je décide alors de prendre le maximum de recul et de changer de point de vue sur la situation… Cette expérience est une merveilleuse opportunité ! Je suis passionnée par l’humain, les sciences cognitives,… et j’ai aujourd’hui la chance de pouvoir tester toutes les techniques que je connais et d’en apprendre encore plus.


COMME UN SPORTIF

Je mets en place une hygiène de vie digne d’un sportif avant une compétition : respiration, méditation, sommeil suffisant, exercices physiques, alimentation saine, hydratation, aromathérapie, fleurs de bach,… la totale !
=> Je vous donne des conseils au naturel sur la gestion du stress dans un article ici.

Quelle déception alors de m’apercevoir que malgré toutes ces pratiques pour atténuer le stress, je reste terrorisée. Bien entendu j’ai atténué les conséquences de ce stress sur mon corps. Mais je reste néanmoins apeurée à l’approche du jour J.

SE PLACER EN OBSERVATEUR
Je prends de nouveau un maximum de recul et me place en tant qu’OBSERVATEUR. Une technique que je sais très confortable pour la gestion des émotions. Nous ne sommes pas nos émotions. Nous ne sommes pas la peur, la colère, la tristesse, que nous ressentons. Nous sommes donc capable de nous dissocier de ces émotions. De les observer.  Il s’agit d’être à l’écoute de ce qui se passe en nous. Dans notre corps, où cela se situe-t-il ? Dans la gorge ? Dans le ventre ?
Rien que cette posture apporte du soulagement. 
Au delà de nous apaiser cela nous permets aussi d’y voir un peu plus clair sur la nature et les raisons de ces émotions.
Qu’est ce qui, dans le fait de faire cette conférence, me fait peur ?
Quelle est la vraie nature de ma peur ?

 

NOUS SOMMES DES ANIMAUX…
Puisque cette conférence ne présente pas d’enjeux particuliers et que je me sens prête, je réalise qu’il s’agit d’une peur à l’origine purement REPTILIENNE.

Mon cerveau reptilien (celui en charge de notre survie) considère que se tenir debout, seule, devant un groupe de 500 personnes représente une menace. Un danger pour sa survie devant lequel il doit fuir.

En effet, la peur est une émotion, très utile qui nous indique qu’il faut réagir soit en combattant soit en fuyant.
Mais alors comment gérer cette peur ?

 

LA MAGIE DE LA VISUALISATION
La visualisation fait partie de mes techniques favorites !
Notre cerveau ne fait pas la distinction entre la réalité et ce que nous imaginons. Souvenez-vous de cette sensation lors de certains réveils après un rêve…cette fraction de secondes où vous ne savez plus trop si cela était réel ou non ?!


La visualisation consiste à dérouler une sorte de film mental. Dans notre cas précis, la visualisation peut consister à se voir en train de gérer confortablement la situation qui nous inquiète.

Grâce à la visualisation je ne suis pas parvenu à calmer totalement mon inquiétude, mais j’ai préparé mon inconscient à mieux gérer la situation le jour J. Une technique dont on peut décupler les effets si on le réalise lors d’une séance de sophrologie ou d’hypnose.


LE JOUR J… RENONCER ?

Je me réveille avec une terreur immense que je n’avais pas anticipé. Je savais que j’allais être inquiète mais je n’avais pas mesuré à quel point cela allait m’atteindre. Nausées, palpitations,… je suis paralysée dans mon lit. Mon sang se métallise. Je ne veux plus y aller. Je regrette d’avoir accepté. Et prête serment de ne plus jamais me challenger autant. De ne plus jamais affronter ce types de peurs et de ne plus m’infliger de telles souffrances.

 

LA PUISSANCE DE L’ACTION RÉALISÉE EN CONSCIENCE
Finalement je sors de mon lit. Je décide de me mettre en action sans penser à la conférence que je ferai dans quelques heures. Me concentrer sur chacun de mes gestes. M’habiller. Me laver. Mettre les clés dans la serrure. Installer mon GPS.

 

LE POUVOIR DE LA MUSIQUE
Je vous en parlerai très souvent. C’est pour moi une des choses qui fonctionnent le mieux pour me mettre dans le FLOW. Rien que le fait d’écouter une musique entrainante, me permet de modifier mon état d’esprit. Je décide de transformer ces mouvements d’angoisse dans mon ventre en une sorte d’énergie motivante. Je transforme l’énergie de peur en une source d’adrénaline positive. Je souris. Je suis déterminée. Je suis une amazone.

 

Finalement je suis en avance, j’ai le temps de regarder la salle vide se remplir. De respirer. Les 5 premières minutes je me concentre pour ne pas trop trembler. Et puis c’est parti pour le grand saut. Un vol extraordinaire. Un plaisir immense. Je suis convaincue à présent que je suis dans mon élément. Cet instant me remplit d’une énergie de volcan. Chaque minute passée sur scène me transforme.

Je ne suis pas au centre de l’attention. Ce sont les autres qui sont au centre du miens. Je suis focalisée sur ce que je peux leur apporter et non plus sur ce que je ressens.

En sortant, je me sens grandie. Prête à affronter de plus grands challenges.

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2# Se reconvertir, affronter nos croyances limitantes.

Dans quelques semaines je quitte la vie de salariée pour monter mon entreprise. Jusqu’à aujourd’hui j’étais excitée et heureuse à cette perspective. Petit à petit, à mesure que l’échéance approche, je m’aperçois qu’une petite peur prend vie dans le creux de mon ventre. Sournoisement elle se dissimule.

Quand on sort de sa zone de confort, on se pousse à aller à la rencontre de nos limites.  Des limites que l’on a construit progressivement. Ce sont des croyances forgées à partir de notre vécu, de nos ancêtres, nos proches, notre environnement, notre milieu social, nos vies passées, notre éducation, la société,…

Ces croyances limitantes :
“je ne suis pas capable…” “On dit que…” “Dans la vie c’est comme ça…”  “ça n’est pas possible” “on sait bien que” “on t’a toujours dit que”,…
peuvent nous empêcher d’agir, voir même nous empêcher d’envisager certaines choses.

Elles affaiblissent notre foi et notre motivation. Nous saisissons moins d’opportunités et nous sommes moins à l’aise. Bref. Elles valent vraiment la peine que l’on se mettent à les chasser pour les démonter 🙂 ! Au lieu de les renforcer on va s’attacher à forger de nouvelles croyances positives.

 

À LA RENCONTRE DE NOTRE ENFANT SACRÉ 
Notre enfant intérieur est normalement plein d’élans. Cependant il peut avoir été blessé par certaines expériences. Il peut alors être très utile d’aller à sa rencontre lors de méditations.
D’abord je prends un temps de relaxation pour modifier un peu mon état de conscience et me rendre disponible pour le voyage intérieur vers cet enfant : 

– Je réalise plusieurs respirations conscientes.
Je me concentre sur l’air qui entre et celui sort de mes narines.

– Je réalise un « body scan » : je me concentre sur les différentes parties de mon corps, une à une, pour leur apporter un état de relaxation.

Ce sont des exemples à titre indicatifs, vous pouvez aussi trouver vos propres « outils » ou écouter une séance de méditation guidée.

– Ensuite je vais aller rencontrer mon enfant intérieur. Vous pouvez imaginez que vous empruntez un chemin vers un jardin, ou descendre des escaliers vers un espace douillet. Je le prends dans mes bras, je le rassure, bref. Je lui donne du LOVE. Et puis je l’écoute.
Il peut me donner des clés, des indications, sur ses peurs, ses désirs, ses besoins.

On peut également, après une relaxation, demander avant de dormir de recevoir des messages dans notre sommeil à travers des rêves.Cela peut-être riche en enseignements et nous aider à identifier nos croyances limitantes.

 

DÉMONTER NOS CROYANCES LIMITANTES
Une fois que je les ai bien notées, je vais écrire en face tous les contre-arguments pour les démonter. Cela doit être des arguments convaincants.

Par exemple =>
– Croyances limitantes : Ce n’est pas possible de percer dans le milieu artistique.
– Contre argument : Si ceux qui ont percé s’étaient dit ça, ils ne seraient jamais devenu M.Jackson, Beethoven,…

À partir de ces listes, je vais pouvoir rédiger des affirmations. Ce sont des sortes de mantras que je vais écrire à des endroits où je suis sûre de les relire.

Attention => Pour écrire vos mantras pensez bien que votre cerveau ne connaît pas la négation !!! Si je vous demande “Ne pensez pas à un zèbre.” Il est certain qu’automatiquement une image de zèbre va se former dans votre esprit.

 

DERNIÈRE ASTUCE…L’HORMONE DU BONHEUR.
Pour faire simple, l’activité cérébrale liée à la peur se situe au niveau de l’amygdale. Il existe une hormone qui a un impact sur l’activité de cet organe : l’ocytocine. Appelée aussi hormone du bonheur et hormone du plaisir. Elle fait baisser le taux de cortisol qui est à l’origine du stress. Elle a un rôle dans : le toucher, l’orgasme, l’accouchement, la reproduction sexuelle, l’allaitement, l’amour maternel,…  Elle est sécrété à différents moments : les contacts physiques, le contact avec les animaux, l’écoute, les paroles bienveillantes, le fait de faire plaisir à quelqu’un.

Elle agit à double sens. Plus on envoie du love plus on en sécrète.
Et plus on en sécrète plus on est enclin à envoyer du love 😀

Pour l’anecdote, apparemment cette hormone pourrait être en partie responsable de la monogamie. Les rats qui n’en sécrètent pas sont volages. Alors que les rats des champs qui en sécrètent, sont des couples monogames stables et élèvent conjointement leurs petits.

 

ENFIN…

Quand M.Doute et Mme.Peur viennent frapper à ma porte je suis très heureuse de les y accueillir.
Parce que leur présence signifie que j’essaye quelque chose. Que j’essaye de grandir, d’évoluer, de me transformer, de sortir de ce que j’ai l’habitude de faire. De devenir quelqu’un de meilleur.

Donc s’ils viennent à votre rencontre, vous pouvez peut être simplement les remercier, et vous rassurer :
“ouf, c’est une bonne nouvelle… Cela veut dire que je suis sur la bonne voie.”

Selon moi,
si j’essaye quelque chose sans en avoir peur,
c’est que je n’essaye pas assez grand.

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« LE COURAGE N’EST PAS L’ABSENCE DE PEUR,

MAIS LA CAPACITÉ À LA VAINCRE.
N.Mandela

« CELUI QUI NE CHERCHE PAS À VAINCRE SES PEURS CHAQUE JOUR
N’A RIEN APPRIS DU SECRET DE LA VIE. »
Ralph Waldo Emerson

« QUOI DE PLUS LUCIDE QUE LA PEUR ? »
Maurice Gagnon

« J’AI PEUR DU JOUR OÙ JE N’AURAI PLUS PEUR. »
Martine Delerm

« O PEUR, PEUR AUGUSTE ET MATERNELLE, 
PEUR SAINTE ET SALUTAIRE, 
PÉNÈTRE EN MOI, 
AFIN QUE J’ÉVITE CE QUI POURRAIT ME NUIRE. »
Anatole France

« LE COURAGE EST LA PEUR QUI FAIT SES PRIÈRES. »
Paulo Coelho

« QUE DE FOIS NOUS MOURONS DE NOTRE PEUR DE MOURIR. »
Sénèque

« LA PEUR EST LA SŒUR DE L’IMAGINATION »
Roseline Cardinal

« LA PEUR EST LE COMMENCEMENT DE LA SAGESSE. »
François Mauriac

« C’EST ÉTRANGE COMME ON A PEUR DE QUELQUE CHOSE
PARCE QU’ON NOUS A PRÉPARÉS À AVOIR PEUR. »
Ngugi wa Thiong’o

« TOUS NOUS AVONS PEUR ; 
C’EST LA PEUR QUI NOUS GUIDE, 
MAIS LA PLUPART D’ENTRE NOUS L’IGNORENT. »
Charlotte Savary

« NOUS NOUS TOURNONS VERS LE PASSÉ 
PAR PEUR DE L’AVENIR. »
Björk

« FAIS CE QUI T’EFFRAIE, ET LA PEUR DISPARAÎTRA. »

 

 

 

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